Jusqu'à présent, l'aspect sensori-moteur a été absent des interfaces hommes machines. Mais les techniques de réalité virtuelle imposent la prise en compte de cet aspect parce que les interfaces de simulations habituelles , visuelles ou auditives ne suffisent plus à appréhender un environnement virtuel complexe. Par exemple : la vue d'un objet même en relief ne renseigne ni sur son poids ni sur sa structure interne ( répartition du poids, élasticité, résistance, contenu dans le cas d'un récipient...). Aussi ces dernières années un certain nombre de solutions ont vu le jour. Il s'agit soit d'interface sensitive, soit d'interface dite haptique faisant appel au retour d'effort.
On peut regrouper ces interfaces en deux grandes catégories :
Elles permettent de stimuler la peau de l'utilisateur. On peut ainsi simuler une texture ou l'état de surface d'un objet. On peut aussi communiquer de manière plus complexe par exemple en utilisant le braille.
Il s'agit d'appareils créant des effets très limités appelés retours tactiles.
On peut énumérer :
Elles permettent d'agir sur les muscles de l'utilisateur.
En général, un capteur mesure la force exercée par la main sur le dispositif tandis qu'un moteur fourni la force de réaction du dispositif.
Cette dernière force est calculée par l'ordinateur en fonction de l'effet souhaité. La force est calculée dans un référentiel fixe, le dispositif de retour d'effort étant solidaire d'un support fixe sauf dans le cas de l'exosquelette où l'engin épouse la main de l'utilisateur.
Il faut souligner qu'elles introduisent une relation instrumentale avec le monde informationnel ( fonction argotique). Grâce à elles, l'information n'est plus désincarnée mais se traduit par un mouvement, un travail.
On peut énumérer :